Partager l'article ! Pourquoi je peins a tempera: Le dessin peut procurer beaucoup de plaisir, mais j'y préfère la joie de jouer avec les couleurs : les contras ...
Passionnée de peinture à tempera, je dédie ce blog à cette technique, en espérant qu'à votre tour vous serez séduits...
Le dessin peut procurer beaucoup de plaisir, mais j'y préfère la joie de jouer avec les couleurs : les
contrastes qu'elles créent entre elles, les unes à coté des autres...
C'est pour cela que je peins.
Alors que j'utilisais essentiellement l'acrylique, technique dans laquelle je me sentais un peu à l'étroit, j'ai découvert la peinture a tempera.
J'ai suivi les cours de Marie-Cécile Froment à l'IAV d'Orléans.
Tout d'abord, le changement radical de mise en oeuvre m'a un peu déroutée : mon premier glacis "en flaque" m'a surprise et déçue.
Et puis, à force de passer des couches les unes sur les autres, j'ai vu apparaître une peinture lumineuse, fraîche, haute en couleurs.
La tempera m'avait ensorcelée.
Avec ce support merveilleux -qu'est le panneau de bois enduit aussi doux que l'ivoire- laissant glisser le pinceau et révélant à son plus bel éclat la couleur que l'on y dépose.
J'ai ainsi découvert une technique où les couleurs sont puissantes, transparentes à souhait ou opaques, plus facile finalement que l'acrylique pour le résultat souhaité.
Comme l'on passe les couleurs pures (pigments mélangés au liant à l'oeuf) les unes par dessus les autres, elles ne se tuent pas entre elles, contrairement aux couleurs sortant du tube (contenant
plus ou moins de charge) que l'on mélange encore afin d'obtenir une couleur que l'on passe en une seule couche.
Fabriquer ses couleurs avec les pigments purs, c'est irremplaçable.
De plus, comme l'on travaille surtout avec des glacis, la lumière pénètre à travers les couches de couleurs.
Je n'avais encore jamais vu une peinture aussi sensible à la lumière !
Je cite ici deux bouts de textes qui illustrent bien mon propos :
"Pour le commun des mortels, une couleur n’est rien de plus qu’une couleur.
Nous autres, peintres, savons bien que chacune est détentrice d’un langage codé, qu’elle présente une individualité à part.
Se limiter à ne voir que l’apparence, c’est imaginer que toutes les nuances de nos toiles sont indissociables des trois couleurs mères :
le bleu, le rouge et le jaune, or nous voyons bien que les combinaisons obtenues à l’aide de deux couleurs mères ne pourront jamais rivaliser avec les pigments naturellement colorés que la nature
nous offre dans sa générosité".
L’enfant de Bruges - Gilbert Sinoué (Roman)
"Bien que très simple, c'est la technique picturale la plus puissante et la plus fiable.
Le jaune d'oeuf est un médium simple et doux respectant la fraicheur des couleurs. Avec le temps, la peinture se durci et s'améliore. Après l'évaporation de l'eau, très peu de liant subsiste dans
la peinture terminée. Cette particularité produit un effet optique d'intensité et de profondeur".
Extrait du site internet "Egg tempera fine art"